Ayez
le courage de lutter, ayez le courage de vaincre!
(Jeunesse
Commmuniste Révolutionnaire)
La
RKJV s’est fondée en tant qu’organisation de construction d’un mouvement
communiste révolutionnaire le 11 et 12 février 2008, sur la base de sa
conviction qu’en Autriche, à présent,
il n’existe pas d’organisation combative de jeunesse qui s’attache
résolument et d’une façon cohérente aux principes communistes,. Par la
fondation et donc la création d’une organisation de construction d’un tel
mouvement des jeunes, nous avons décidé d’oser faire le premier pas afin de
faire naître une organisation qui, dans les luttes de classes, se consacre
surtout aux problèmes et défis des jeunes, s’oriente sur les jeunes prolétaires
et s’y appuie.
A
présent, en Autriche, en tant que les organisations des jeunes sont concernées,
il n’y a que des organisations social-démocrates et réformistes d’un côté,
et révisionnistes ou néorévisionnistes de l’autre côté. Il y n’a pas
d’organisation communiste révolutionnaire qui soit basée sur une analyse
exacte du système capitaliste et ayant le désir de contribuer à la
construction d’un parti ouvrier combatif. Car, bien que nous nous consacrions
aux problèmes des jeunes, auxquels, sûrement, nous mettons notre attention
particulière, le renversement du système capitaliste ne sera possible que sous
condition que les exploités réussissent à créer un parti révolutionnaire
combattant. C’est donc le renversement du système capitaliste que nous
prenons pour notre tâche principale, vu le long terme.
Au
sein de la société capitaliste, les classes les plus exploitées sont sans
doute la classe ouvrière (le prolétariat) et le sémi-prolétariat (comme par
exemple les paysans qui, pourtant propriétaires d’une petite exploitation
agricole, n’en peuvent pas survivre et qui sont donc forcé au travail
salarial). Ce sont donc les jeunes de ces classes et couches qui représentent
le potentiel révolutionnaire. Ce sont eux qui doivent s’organiser, pour
parvenir , au moins dans l’avenir, à une meilleure vie dont, aujourd’hui,
nous sommes privés par le système capitaliste.
Nous
savons bien que la conscience de classe, en Autriche, est faiblement développée.
Pourtant, au fil des jours qu’il nous faut passer sous le juge et la tutelle
du système capitaliste, elle va monter. A ce moment là, pour nous, il s’agit
de rassembler les éléments les plus avancés, les plus lucides et les plus
combatifs, et donc d’établir un noyeau dur, un fondement pour avancer la
construction du mouvement communiste révolutionnaire.
Le
communisme révolutionnaire et nos racines historiques
C’est
par notre vision du monde, le communisme révolutionnaire, que nous nous démarquons
carrément et consciemment de la dégénerescence du soi-disant „socialisme réal“,
sans pourtant oublier les avantages que ce „socialisme“ apportait aux
peuples des pays concerrnés (sécurité de l’emploi, logements, accès libre
aux services publiques de santé…). Nous nous référons aux expériences du
mouvement ouvrier révolutionnaire et des mouvements progressistes des peuples,
en premier lieu aux essais de la construction du socialisme (à la Commune de
Paris, à l’Union Soviétique, à la République Populaire de la China et à
la République Socialiste d’Albanie). Nous nous entendons donc en lignée de
la première organisation ouvrière des jeunes en Autriche, de la KJV de 1918 à
1945, et des essais de la construction d’un parti révolutionnaire, tels que
mis en oeuvre depuis la deuxième moitié du vingtième siècle, à savoir
«
les
éléments positifs et la ligne révolutionnaire représentés par le MLPÖ (Parti
marxiste-léniniste d’Autriche) depuis sa fondation et pendant les vingt ans
qui y suivaient, et
«
les
conquêtes positives de la KB (Union des Communistes d’Autriche), qui, dans
les années soixante-dix, réussit à organiser un grand nombre des jeunes.
Nous
nous mettons donc en contradiction totale à ceux qui nous veulent faire gober
la RDA ou L’URSS des années cinquante comme modèles socialistes. Par contre,
nous nous référons à la critique à ces pays (l’URSS, Cuba, plusieurs pays
démocratiques populaires, etc.), menée, depuis 1956, surtout par le Parti
Communiste de Chine et le Parti du Travail d’Albanie. Cette critique achevait
son paroxysme théorique dans l’oeuvre „Polémique sur la ligne générale
du mouvement communiste international“. La Grande Révolution Prolétaire
Culturelle en Chine était l’apogée de cette critique en pratique..
Pour
proclamer délibérément la démarcation avec toute tendence révisionniste,
s’appelant elle-même communiste, nous appelons notre vue, notre théorie du
renversement de la société, le communisme révolutionnaire.
Pour
nous, l’état n’est qu’un mal temporaire, de durée limitée, pourtant nécessaire.
Le capitalisme, le système des pontifes et des chefs, de l’économie privée
et des banques (la bourgeoisie = la classe exploiteur), c’est l’ordre de
l’exploitation et de l’oppression. Le socialisme, c’est la domination
qu’exerce le prolétariat, avec ses alliés semi-prolétaires, sur les anciens
exploiteurs et qui s’exprime par la dictature du prolétariat. Celle-ci est
exercée par des corps agissants, législatifs et exécutifs à la fois, dont
les représentants sont àtout moment élus, révocables et obligés de rendre
compte. Le socialisme, lui aussi, est une société de classes. Comme dans
chaque société de classes, la lutte de classes se poursuivra, sous formes variées.
C’est la lutte des lignes au sein du parti communiste, comment se reflétera
inévitablement la lutte de classes. Le communisme, par contre, c’est une société
sans classes où l’état se sera déjà éteint. Pour nous, en tant que
communistes révolutionnaires, l’état est toujours un outil d’oppression
par lequel une classe opprime un autre. Autant qu’il y aura des vestiges de
l’ancienne société, même à peine visibles et bien cachés qu’ils ne
soyent, il faut que la classe ouvrière utilise l’appareil d’état pour les
éliminer. C’est seulement quand ce but sera achevé que l’état, comme
outil d’oppression, puisse s’éteindre. Voilà une des questions importantes
qui nous sépare des anarchistes.
Notre
travail, en théorie et en pratique
Il
nous faut une analyse cohérente de la situation actuelle pour savoir quoi faire
et contre qui à lutter. Une tel analyse représente la base de la lutte
permanente pour lier la théorie à la pratique révolutionnaire. Réfléchir
aux problèmes, toujours à nouveau, dans un esprit faisant preuve
d’autocritique, éviter toute pensée schématique et quasi-réligieuse,
c’est la précondition d’un travail fructueux.
Avec
notre travail, en pratique, nous envisageons de mobiliser et, en plus,
d’organiser les parties les plus lucides des jeunes. Etre organisé, c’est
multiplier l’importance de sa voix. Aussi faut-il s’organiser puisque nos
exploiteurs, eux aussi, se rassemblent sous forme d’ institutions diverses
pour pouvoir nous combattre d’une manière plus forte et plus efficace. Il est
donc notre tâche, en tant qu’organisation de construction du parti révolutionnaire
et du mouvement révolutionnaire des jeunes, de transporter et propager la
conscience révolutionnaire parmi la jeunesse ouvrière. Sans doute, si l’on
envisage un renversement tel que la révolution qui construira une nouvelle société
et nous apportera quelque chose, on aura
besoin d’un parti révolutionnaire et d’un mouvement correspondant.
Le renversement ne réussira que sur la base de connaissances nécessaires. Il
faut apporter ces connaissances, la théorie révolutionnaire, aux gens
progressistes et les appliquer aussi bien que possible à la situation concrète
en Autriche. Voilà notre tâche principale à ce moment là. Pour organiser les
jeunes conscients de leur classe , pour mobiliser leur potentiel, il faut
attirer leur attention et leur intérêt à notre organisation et à sa
politique, et cela par des manifestations, des tracts et des journaux, et
propager la construction du parti communiste révolutionnaire, la nécessité de
la révolution socialiste et de la dictature du prolétariat. Dans la mesure du
possible, nous organisons des manifs, nous distribuons des tracts sur toute
question importante, nous participons activement à des débrayages et des grèves
(ou bien nous les soutenons autant que possible) et nous publions notre journal.
Quant
aux luttes quotidiennes et syndicales, nous ne cessons pas de souligner la nécessité
de renoncer à l’idéologie social-démocrate, comme par exemple à la
„Sozialpartnerschaft“ („partenariat social“), et nous faisons des
efforts à montrer que celle-ci n’est qu’un instrument pour calmer la classe
ouvrière autant que possible, pour éviter ses acitivités indépendantes (cependant
très rares en Autriche) et pour enfin aboutir au profit maximum de la
bourgeoisie, la classe dominante. Sans rompre avec ce bâillonnement on ne
pourra réussir dans les luttes pour les salaires, pour l’emploi, contre la
discrimination, etc.
En général, on peut dire qu’en Autriche il n’existe pas de
syndicalisme combatif. Ce q’il y en a, par contre, c’est
un appareil syndical bureaucratique, l’ÖGB („Österreichischer
Gewerkschaftsbund“) et son organisation des jeunes, l’ÖGJ („Österreichische
Gewerkschaftsjugend“) qui ont le but d’étouffer dans l’oeuf tout
syndicalisme de classe et toute initiative d’en bas. Nous y opposons le projet
d’une organisation syndicale indépendante, aussi parmi les militants et au
sein des syndicats.
Fascisme,
racisme, sexisme … il va de soi qu’il faut les combattre résolument. Dans
les unités d’actions, nous tentons d’imposer une ligne combative et révolutionnaire.
Il faut souligner que tout ça, ce sont des appuis du capitalisme parce qu’ils
divisent et séparent les ouvriers. Par contre, dans nos tracts et dans les
articles de notre journal, nous ne cessons pas de propager la nécessité de
l’unité révolutionnaire des ouvriers. Nous savons bien qu’on ne pourra réussir
dans les luttes sans surmonter ces idées. Aussitôt que les ouvriers
s’oppriment et se combattent mutuellement (les ressortissants contre les étrangers,
les hommes contre les femmes, les employés contre les chômeurs, etc.), les
vrais ennemis, les exploiteurs, les chefs, donc, les capitalistes, ont beau jeu.
Voilà la raison pourquoi nous essayons de nous allier avec d’ autres
organisations et militants et de faire avancer une politique des alliances, une
tactique qui a déjà souvent fait ses preuves.
En
même temps, nous faisons des efforts à établir des alliances et des contacts
solidaires à l’échelle internationale. Et cela en premier lieu avec des
organisations dans les pays dépendants de l’impérialisme et du néocolonialisme
autrichiens. La RKJV et l’IA.RKP étaient les seules organisations en Autriche
à organiser des campagnes de solidarité avec la révolution népalaise, y
inclu le soutien matériel. Ce n’est qu’un exemple de notre travail
international. Contrairement à d’autres organisations en Autriche qui jugent
l’impérialisme américain comme étant l’ennemi principal, nous mettons
l’accent sur le fait que l’ennemi principal se trouve dans notre propre pays
et qu’il s’y agit donc de l’impérialisme autrichien. Nous faisons des
efforts à dévoiler ses machinations et de propager au sein de la classe ouvrière
la lutte ci-contre. A l’étranger, nous soutenons des mouvements qui mènent
la lutte révolutionnaire contre le système impérialiste et ne se contentent
pas de combattre un impérialisme particulier (comme par example l’impérialisme
US).
En
résumé, en Autriche, la tâche principale, c’est la construction d’un
parti communiste révolutionnaire combatif. La RKJV déclare ouvertement d’être
une organisation rattachée à l’IA.RKP, tout en mettant l’accent sur notre
travail parmi les jeunes. Ce que nous voulons faire, c’est la propagande du
communisme révolutionnaire et de la construction du parti communiste révolutionnaire
pour faire avancer ce projet au sein des jeunes travailleurs. Nous appellons
tous qui s’engagent pour le bouleversement de la société capitaliste et pour
son alternative, le socialisme et la dictature du prolétariat, à se rassembler
autour de nous, dans les luttes, qu’ils soient organisés dans nos rangs ou
non.
Le capitalisme ne tombera
pas si l’on ne le frappe à terre.
Fondez des comités de grèves et des groupes révolutionnaires dans vos
boîtes, vos bahuts, vos milieux ambiants!
[1]
Le groupe précurseur de la RKJV ayant été fondé en 2006, la RKJV fut refondée
et s’est renommée en février 2008.